Papotages, balades et billets d'humeur !

Le festival de l’abbaye de Royaumont

Bonjour à tous j’espère que vous allez bien ?

Vous aviez beaucoup apprécié dernièrement sur le blog l’article vous présentant l’abbaye de Royaumont.

L’abbaye m’a alors proposé de découvrir leur festival qui se déroule de 25 août au 7 octobre et propose 40 spectacles et concerts !

L’après-midi du samedi 1er septembre je suis allée découvrir les spectacles qui sont proposés et faire une visite guidée ! Vous avez pu suivre sur mes réseaux en stories certains moments de ma journée.

Je vous partage donc cette jolie expérience du festival de Royaumont sur le blog !

Une visite guidée

C’est Nicolas guide conférencier à l’abbaye de Royaumont ce week-end et étudiant en architecture la semaine qui nous a fait à 14h30 une visite guidée de l’abbaye.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye je vous invite à lire mon premier article mais voici quelques informations complémentaires !

La construction des bâtiments de l’abbaye n’a duré que 7 ans ! Le rythme de construction était extrêmement compliqué au 13 ème siècle avec pour ce site 300 ouvriers qui ont travaillés jours et nuits pour le roi Louis XVI.

Au sein de l’abbaye on retrouve deux types de moines, les moines de coeur obéissance à la règle de st Benoit qui vivent vraiment reculés du monde et les frères convers qui se sont convertis pour apporter de l aide domestique aux moines de coeur en faisant une rédemption.


Le grand bâtiment est celui où vivait les moines de coeur puis a coté le plus petit à gauche était les latrines qui est maintenant devenue le salon de thé et le restaurant.

Il y avait 120 moines de coeur, 40 frères convers a son apogée. A la fin il ne restait que 10 moines dont le plus jeune avait 70 ans pour entretenir les locaux.

Le bâtiment des latrines est transpercé d un canal qui servira aux eaux usées qui servira d’égout finissant plus loin dans l’Oise.


On peut observer 29 arches en pierres au plafond appelées doubleaux. Les moines s’asseyaient à ce niveau sur des planches de bois dessus pour faire leurs besoins qui tombaient donc dans le canal.

Ça peut surprendre cette hauteur avec ces trous au plafond laissant tomber les excréments mais c était justement pour éviter les odeurs et maladies en envoyant loin des mieux communs. Les toilettes n’avaient pas de cloisons, les moines y allaient tous ensemble pour éviter quelconque plaisir solitaire.

La façade des latrines sera ouverte par les industriels pour utiliser le canal et la puissance de l’eau.

Le Dortoir est situé au 1er étage, une grande pièce au grand volume, pas de cloisons, les moines vivent toujours ensemble en faisant voeux de silence.

Ils gravent des tablettes de cire pour se parler en journée et vont une fois par jour une sale où ils étaient autorisés

En 1792 l’église est détruite nous sommes en plein contexte de révolution.

L’église fût détruite par industriel qui a racheté l’abbaye pour éviter d’avoir plus tard des problèmes avec les révolutionnaires et faire ses affaires de filature de coton dans les bâtiments sans que l’on réquisitionne cet espace religieux.

Il a essayé de détruire aux explosifs en vain pour ensuite réussir grâce à des animaux qui tiraient des cordes afin de faire tomber les murs de pierres.

Il n’y a qu’une tour qu’il n’a pas réussis à détruire. Il a utilisé les pierres tombées pour faire de nouveaux bâtiments.

Il se croyait à l’abri mais il sera malgré tout décapité 4 ans après par les révolutionnaires, la raison est floue mais il aurait payé le fait d avoir détruit ce bâtiment si important.

Saint Louis se mélangeait beaucoup aux moines, il aimait beaucoup lire et se cultiver, il venait en bateau de Paris a l’abbaye de Royaumont pour prendre le temps de lire pendant son voyage plutôt que à cheval ou c’était moins facile.


Dans cette abbaye les pierres ont peu de dessins pour ne pas distraire les moines , pas de fioritures, le jardin du centre de l abbaye devait être à l’époque de la terre battue et des herbes aromatiques car les beaux décors de jardins sont arrivés plus tard quand les riches ont investi les lieux telle une maison de campagne.


C’est tout pour les informations complémentaires de mon précédent article !
La visite guidée était vraiment très intéressante et m’a permis de découvrir l’abbaye autrement.

Juste après la visite j’ai assisté à 3 spectacles tous très originaux !
Il y avait également en accès libre mais place limité, un film sur la danse diffusé en deux parties nommé Remembrance.


Le premier spectacle !

Se faire un NON !

Eloïse Deschemin créer la pièce Se faire un NON en 2018. Voici le résumé du spectacle via le livret du festival :

Eloïse Deschemin s’attelle avec Se faire un NON à son premier quatuor ; quatuor exclusivement féminin. Objet hommage, dont la mémoire est parcellaire, il s’agit pour elle de fabriquer des mondes au plateau entre références et anticipation. Fabriquer à quatre une plaine délicieuse, un jardin des délices où ces femmes vivent dans l’innocence et la simplicité primitive. Tout un programme, souvent tendre, parfois burlesque, où l’une des sources est la Science-Fiction. Entre narrativité, imagerie régressive et mise en représentation du monde, elle part avec l’idée naïve de faire apparaître un Eden au plateau.


C’est la première fois que j’assiste à une pièce, à un spectacle comme celui-ci !

Pleins de sensations, d’émotions parfois même d’incompréhension ! Quatre femmes dynamiques qui ont tout donné sur scène pour nous faire vivre 1 heure de spectacle renversant.

Dansant dans les fougères, faisant fièrement la mannequin affublée de plumes de paon, mascotte faisant des claquettes, il faut le dire, le spectacle était complètement barré !

Les filles jouaient très bien leurs rôles et nous transportaient dans leurs émotions, j’ai été ravie d’assister à ce spectacle.

J’ai trouvé cette pièce vraiment originale, elle nous permettait de réfléchir, de s’interroger sur certaines visions de notre société. On interprète ce qui se passe, ce que l’ont voit, ce sue l’on entend, qu’est ce quelles souhaite me transmettre à cet instant ?

Devant ces tableaux en mouvement, on prend plaisir à se distraire et à se questionner durant une heure.

Un grand bravo aux réalisateurs :

Eloïse Deschemin conception et mise en scène

Audrey Bodiguel, Eloïse Deschemin, Silvia Di Rienzo, Tatiana Seguin chorégraphie et interprétation

Diane Peltier, Frédéric Werlé
regards bienveillants

Harrys Picot mise en lumière
Matthieu Matignon régie son
Vincent Dupeyron accessoires et costumes
Hadrien Venat constructeur
Manu Ragot administrateur de production
Marie Rouzaut chargée de production/diffusion

Second spectacle, de danse ce coup ci, Mille créé en 2017

Trois personnes derrière ce spectacle :

Harris Gkekas conception et interprétation

Didier Ambact dispositif sonore

Gabriel F scénographie et lumière

Ce spectacle dure 35 minutes, au vu du résumé je ne savais pas quel type de représentation j’allais assister.
J’ai découvert une oeuvre tout aussi originale que la première mais plus accès sur la poésie à travers la danse.
Je n’ai pas l’habitude de découvrir ce type de spectacle, très original et en même temps décalé.

Harris Gkekas était en transe, faisant parler son corps à travers la pièce pour nous révéler son histoire. Harris est né en 1983 à Liitohoro en Grèce, il viendra étudier la danse en France à l’âge de 13 ans.

Pas de musique mais des sons de notre quotidien, des bruits de pas, de vent nous transportant dans son univers, le laissant nous narrer son monde. Beaucoup de jeux de lumière dans une ambiance tamisée.
Pas toujours facile de comprendre où l’artiste souhaite nous emmener, on sent parfois plusieurs histoires qui se suivent et nous questionnent, on prend simplement plaisir à regarder.

L’artiste se déplace aisément dans cet espace qui lui est dédié, le scénario est ficelé, ce spectacle, il l’a créé en 2017 et il n’est pas à sa première représentation, il nous donne tout.

Voici le résumé du livret festival :

Mille (2017) Avec ce solo, Harris Gkekas se saisit de la notion de ”ritournelle”, telle que Gilles Deleuze et Félix Guattari la décrivent dans leur ouvrage Mille Plateaux : « tout ensemble de matières d’expression qui trace un territoire, développé par un mouvement de déterritorialisation ».

Attaché à l’idée de déplacement qu’il soit mental ou démographique, Harris Gkekas met en place un long cheminement, un parcours durant lequel se posent les questions de résistance et de transformation. Pour traduire cette mutation, plane l’image d’une ”peau” vouée à exploser comme celle d’un serpent lors de sa mue.

L’exercice se veut tout aussi éprouvant que celui du reptile. Harris Gkekas s’autorise là une écriture aux antipodes de l’épure de son geste premier, et dresse un portrait dont chaque étape raconte la vanité de la précédente. Il traque le potentiel paradoxal d’une beauté obsolète, désespérée, se consumant elle-même, dont le dépôt sera le terreau fertile d’un autre avènement. Dans Mille l’anéantissement devient fondement, le chaos cède à la mesure, l’impulsivité à la maturité.

J’ai été ravie de découvrir cette représentation, une très belle expérience que d’y assister. Je ne suis pas une critique d’art et j’espère à travers cet article avoir pu vous aussi vous transporter dans l’univers des artistes.

Un dernier spectacle pour clôturer ma journée sur l’abbaye, gratuit celui-ci, directement en extérieur.

Happy Birthday

Invitation de l’école supérieure du Centre national de danse contemporaine-Angers – direction Robert Swinston

Voici le résumé du festival :

Au crépustule d’Ino dans l’introvestissement de l’extraversion, où est versa vice ? Projet développé dans le cadre de la formation Dialogues III (2018) Charlie-Anastasia Merlet chorégraphie Iris Brocchini, Louis Macqueron, Max Ricat étudiants-danseurs Alors que leurs propres corps leur semblent étrangers, trois individus doivent se confronter les uns aux autres.

Introvertis, extravertis, tournés sur eux ou à la recherche d’une connexion à l’autre, ils se métamorphosent malgré leur volonté. Peut-être qu’ils parlent du catalogue des métamorphoses prépubères, du fantasme, du délire, de la folie ou peut être d’extraterrestres dans la peau d’humains… Construite comme une épopée dont les protagonistes ne connaissent pas bien leurs objectifs, la pièce est la fois récit de transformation mais aussi transformation du récit, on peut en dire beaucoup des pieds à la tête sans vraiment différencier le haut du bas, le début de la fin, l’un/une de l’autre, tant à dire sur l’entre trois.

Une très belle représentation par de jeunes comédiens.

J’ai eu l’impression d’observer trois poissons bougeant au fil des vagues et s’intriguant les uns les autres.On sent bien cette découverte de corps, d’esprit, les acteurs se cherchent eux même tout en découvrant les autres.

Courses poursuite sur la scène aux bruits des vagues, on s’observe on se cherche, on s’apprivoise soi même et les autres. Cette pièce intrigue, on est concentré sur le jeux des acteurs, muets aux expressions soulignées. 

Une représentation très originale et bien réalisée !

J’espère que cet article vous aura plu et vous aura apporté de belles découvertes et une ouverture culturelle à travers ce festival de l’abbaye de Royaumont !

Pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ses spectacles aussi original les uns que les autres ! Mais j’ai également pris beaucoup de plaisir à pouvoir vous les présenter sur le blog.

L’exercice n’était pas spécialement facile car je ne suis pas une critique d’art, je n’ai pas l’habitude de trouver les mots pour vous exprimer un tel ressentis !

Mais j’espère avoir pu vous transmettre ma vision de ces moments fort en émotions !

Je vous laisse vous rendre sur le site de l’abbaye de Royaumont afin d’en découvrir davantage sur le festival et sa programmation.

Moi je vous dis à très vite,

Sévy

31 commentaires sur “Le festival de l’abbaye de Royaumont

  1. Coucou,
    Oh déjà l’endroit est super sympa mais alors pouvoir voir des spectacles dans un tel cadre, j’adore l’idée 🙂 Je trouve que ça change un peu et que c’est top, ça donne envie !
    Des bisous 🙂

    J'aime

  2. Coucou,

    Wow elle est magnifique cette abbaye ! Je pense que cela permet d’attirer un autre style de personne dans ce lieu et ce n’est pas plus mal ! L’abbaye s’ouvre ainsi au plus grand nombre ! Et puis, vraiment, c’est un lieu canon !

    Belle soirée,
    Laura – Bambins, Beauté et Futilité

    J'aime

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